Pour ceux qui sont nuls alors que tout le monde est fort

Ça vous est déjà arrivé d’avoir l’impression d’être nul en comparaison des autres ?

Cette impression bizarre de jouer dans une catégorie où vous n’êtes pas à la hauteur et où ceux qui font la même activité que vous sont bien meilleurs ?

Moi aussi. J’avoue. Et ça provoque ensuite souvent une pensée bizarre du type : “A quoi bon…

Mais j’ai une bonne nouvelle, enfin quatre bonnes nouvelles même.

1) Première bonne nouvelle : On a tous des points forts et des points faibles que les autres n’ont pas forcément. En faisant des recherches pour trouver ses aptitudes, puis en travaillant sur celles-ci, on multiplie les effets de notre travail. On peut ensuite réorienter nos projets pour que nos points forts nous servent au mieux. Si vous vous sentez nuls, vous vous trompez. Il y a des domaines dans lequel vous pourrez être très bons. Reste plus qu’à les trouver ;)

2 ) Deuxième bonne nouvelle : Tout le monde a dû être débutant un jour.
Même ceux qui sont naturellement doués dans leur domaine, qui ont joué sur leurs points forts depuis le début, on dû passer beaucoup de temps à travailler pour devenir vraiment bons.

Prenons le domaine des sites Internet. J’ai découvert récemment le service Archive. org qui archive les sites et nous permet de consulter ceux-ci dans leur état passé.
L’occasion de voir les grands succès du web à leurs débuts :
Regardez par exemple la tête de yahoo en 1997 : ça ressemblait à un annuaire !

Si l’on regarde les blogueurs professionels, on peut aussi être surpris : côté français, regardez le blogueur de presse-citron,  en2005. Personne ne commentait les articles ! Pareil chez les américains, avec par exemple JohnChow, la même année.

3) Troisième bonne nouvelle : Le fait d’être bon ou pas ne détermine pas à lui tout seul le succès futur, en revanche le fait de  constamment s’améliorer, si. Or ce facteur n’est aucunement dépendant de votre niveau de maîtrise. Vous pouvez être débutant, si vous vous améliorez constamment, vous deviendrez bon.

D’ailleurs, on regarde souvent ceux qui sont forts dans un domaine en se disant : “pour eux tout est facile, ils sont doués“. En vérité, c’est qu’on ne voit pas les heures et les heures de travail qu’ils ont consacré à s’entrainer et à apprendre.

Et puis de toutes façons, ce n’est pas le fait d’être fort ou pas qui est agréable, c’est le fait de s’améliorer. C’est le chemin vers le but qui est le plus important, pas le but lui-même. Le rêve est important car c’est lui qui nous fait agir et qui nous fait avancer, mais ce qui compte vraiment, c’est le fait même d’avancer.

Si quelque chose vous semble difficile ou trop compliqué mais que aimeriez, au fond de vous, vous engager dans cette voie là, alors vous avez de la chance !
Vous avez :
1) un challenge, qui va vous permettre de progresser.
2) un but ou un rêve qui va vous enthousiasmer chaque jour.

Si pour le moment vous êtes nul ce n’est pas grave. Ce n’est pas votre niveau d’expertise qui doit déterminer si vous devez continuer ou pas. Mais plutôt le fait de savoir :
1) si la voie que vous avez prise va vous permettre de vous améliorer d’une manière qui vous convient.
2) si le but derrière cela vous donne de l’enthousiasme. (Est-ce que le but correspond à vos aspirations, vos désirs, vos valeurs, votre personnalité ).

Exemple :
J’ai un de mes potes qui prévoit de partir au Québec. Il rêve de cela et l’attend avec impatience depuis au moins un an. Il a commencé toutes les démarches, et à déjà finalisé la partie administrative de son dossier. Il doit aussi prendre des cours d’anglais, car cela est pris en compte dans l’acceptation de sa candidature. Malgré toutes ces démarches, il lui reste encore un an à attendre avant de pouvoir partir.

Il dit tout le temps “il me tarde de partir au Québec, quand j’y serais, ce sera fantastique, je devrais faire ci et ça, enfin je vais voyager etc”. A l’entendre, on sait que ce déménagement au Québec représente une étape importante de sa vie et un rêve en voie de réalisation. Rien qu’en l’entendant parler on sait que cela va se réaliser, d’une manière ou d’une autre.

Pourtant quand il en parle il met une telle énergie que je ne peux m’empêcher de voir que c’est dès maintenant qu’il est content. C’est le fait d’avancer vers ce but qui le rend si heureux. Le but en lui-même est pour l’instant secondaire, c’est le chemin qu’il fait en ce moment même qui lui donne des ailes.
Ca le pousse à apprendre l’anglais de manière assidue par exemple, sachant qu’il a arrêté l’école à 16 ans et qu’il n’a jamais habité en pays anglophone, il a pas mal de travail devant lui pour apprendre cette langue. Il est donc un débutant en anglais, mais son but le fait progresser. S’il continue comme ça je ne me fais aucun souci pour lui.

4) Quatrième bonne nouvelle : Le succès des autres ne va en rien bloquer le votre. Si les autres réussissent mieux que vous, c’est un signe pour vous pousser à vous améliorer, ou a repenser votre approche pour vous démarquer, notamment en utilisant vos points forts pour atteindre votre but d’une manière différente.
Au final, tout le monde y gagne : vous, car cela vous pousse à avancer (puisque c’est ça le plus important), et les autres, car ils ont du succès. Par ailleurs, si l’on se place du point de vue de l’humanité toute entière, plus il y a de personnes ayant du succès, plus les gens avancent et s’améliorent, plus il y a de valeur ajoutée aportée à la société.
Si l’on prend l’exemple du surf que je connais bien, on voit que c’est un sport archi dominé par un certain Kelly Slater, 9 fois champion du monde. Il a énormément apporté à ce sport, tant en terme de notoriété que de technique, que d’état d’esprit. Pourtant, il n’a pas toujours gagné, et il n’a pas été 9 fois champion du monde d’affilée. Plusieurs autres grands noms sont venus l’asticoter et lui prendre la vedette de nombreuses fois. Ils se sont poussés les uns les autres à s’améliorer et à avancer, et cela a beaucoup contribué au sport lui-même. Donc réjouissez vous de la concurrence, tout le monde y gagne ;)

Pour ceux qui sont nuls alors que tout le monde est fort

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Commentaires

Tout à fait d’accord. Parfois on se sent totalement démuni face aux autres. on voit les faiblesses qui sont en nous et on est dégoutté de voir que l’on est moins bon, moins à l’aise que les autres. On se sent tout petit et ça nous donne la rage d’avancer et de progresser.

Ben tiens,
on reconnaît encore et toujours la confiance en soi.
C’est con on prend toujours le risque d’impliquer sa propre confiance en soi dans des domaines où l’on est mauvais.

J’adore ton style.

Juste un détail. En 1997, Yahoo ETAIT un annuaire ! Le site n’était pas franchement mauvais pour l’époque.

Sur le fond, tout à fait d’accord. Si l’on est passionné et si l’on s’en donne les moyens, on peut réussir à devenir bon dans un domaine. Devenir le meilleur, ça, c’est autre chose.

Super article Alban. Je suis sûr que beaucoup de monde se retrouve dans ce que tu écris, moi le premier. C’est un message d’espoir qui peut redonner du courage à tous ceux qui ont un coup de blues.
Merci!

Merci à tous pour vos commentaires.
@Dona : en effet, lorsqu’on se sent tout petit, on a la rage d’avancer et de progresser…il n’y a aucune raison qu’on vaille moins que les autres.
@Begoz : et oui, la confiance en soi, encore et toujours ;) peu importe notre niveau, je pense que l’estime de soi peu rester une constante, si l’on s’accepte et que l’on ne se blâme pas.
@JulienA : Ah oui, c’est bien ce qui me semblait, Yahoo ETAIT un annuaire ! merci de ta précision. Que d’évolution depuis !
@Argancel : C’était exactement pour redonner du courage à ceux qui ont un coup de blues que j’ai écrit cet article. En fait, je ressentais ce petit coup de blues moi-même, et c’est justement ça qui m’a permis de l’écrire!

[...] trouver le billet “Pour ceux qui sont nuls alors que tout le monde est fort” dans le top Pioche aujourd’hui. Un billet vraiment intéressant dans le sens ou Alban [...]

@Alban
Ben j’en suis arrivé à la même conclusion ces dernier temps. Si un prends un mec qui n’a pas de gros soucis ( fric etc ..)
Il suffit qu’il se laisse vivre et qu’il reprogramme sa radio interne en Entraineur. Savoir s’auto-féliciter d’un travail bien fait, et s’autocritiquer sont je crois les bases de l’auto-validation. Et le résultat est une confiance en soit durable et véritable.

[...] de toujours grandir, de toujours développer de nouveaux savoir-faire et talents (donc si on est nul, ça permet de devenir bon), et d’être plus [...]

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