Travaillez-vous pour l’argent ?

Est-ce que c’est avant tout parce que vous avez besoin d’un salaire que vous vous rendez tous les matins au boulot, ou est-ce qu’il y a autre chose ?
Selon les mots de Khalil Gibran, dans Le Prophète,
Le travail, c’est l’amour rendu visible.
Et vous, est-ce que vous allez au job parce que vous aimez ce que vous faites, ou est-ce que vous travaillez parce que c’est “obligatoire“, pour avoir un salaire ?
Pour beaucoup de gens, le but du travail est avant tout de pouvoir subvenir à leurs besoins et de payer leurs dépenses. Ce n’est pas pour eux un moyen de contribuer à la société par leurs actions, ni d’exercer une activité qu’ils aiment pour en partager les fruits avec les autres.
C’est dommage parce que pour mieux apprécier le temps qu’ils passent au boulot cela devrait être le cas.
“Oui Maître”
Honnêtement, je ne sais pas comment on a pu en arriver là dans nos sociétés. Le fait que tant de personnes soient pressées comme des citrons dans leur job et qu’ils y restent parce qu’ils ne voient pas d’autre alternative, mais qu’en plus on arrive à leur faire croire qu’ils ont “de la chance” d’avoir un tel job…Ça me dépasse. Au temps de l’esclavage au moins les prisonniers étaient conscients de leur sort, maintenant non-seulement on est toujours des asservis mais en plus on ne s’en rend pas compte et on ne voit aucune autre solution.
Personne n’est obligé de travailler, n’oublie pas qu’on est que des morceaux de bidoche.
Stupéflip
Et si vous n’aviez pas besoin de travailler pour gagner de l’argent ?
Pour l’édition du festival à la croisée de blogs de ce mois-ci, Michael nous propose d’oublier pendant un moment toutes les contraintes qui nous obligent à travailler et de nous demander : “si je n’avais plus à travailler pour gagner de l’argent, que ferais-je?”.
Imaginez que vous avez tout l’argent dont vous avez besoin. (Cela permet en fait d’annuler le facteur “argent” dans l’équation “que vais-je faire de ma vie?”)
Posez-vous la question :
1 ) Si j’étais certain d’être riche toute ma vie, quelles que soient les actions que j’entreprenne, que ferais-je ? (et aussi, que ne ferais-je pas ?)
Je sais que pour ma part, en l’état actuel de mes envies, je partirai prendre un petit apart au bord de la mer, soit dans les Landes, soit vers Anglet, où je puisse surfer régulièrement. Je monterais des projets du type goalz.fr en y mettant plus d’ardeur, et j’aurais aussi envie de créer plusieurs projets pour le plaisir de les voir réussir et de surmonter des challenges.
Je pense aussi que je désignerai mes projets pour qu’ils aient un impact important et positif sur les autres, quand bien même ça devrait rester à petite échelle.
Je voyagerais aussi régulièrement, et irai surement vivre quelques mois de temps en temps à l’étranger.
Je m’accorderais du temps pour apprécier mes relations, ma copine, mes amis, ma famille, et élargir mon cercle social selon mes envies.
Je pourrais surtout décider laquelle de ces activités je vais faire selon mon humeur. (Il y a plusieurs des choses que je liste que je fais déjà en fait.)
Après un certain temps je suis presque sûr que j’aurais envie de m’associer à d’autres pour construire des projets plus importants qui peuvent “changer les choses” de manière plus efficace.
Donc s’il n’y avait pas de question d’argent en jeu, cela ne changerait pas ma manière de “voir grand” dans ma carrière. Ce ne serait pas en terme d’argent mais en terme d’impact sur le monde.
Pour résumer, je me concentrerai sur trois points :
1-Prendre le temps et apprécier le moment présent, les relations, le surf, la nature etc.
2-Créer
3-Avoir de l’impact
Et vous ? que feriez vous ?
Prenez le temps d’y réfléchir avant la prochaine question.
C’est bon ? maintenant, je rajouterai une autre question à la précédente.
Demandez-vous :
2 ) Si j’étais certain de rester pauvre toute ma vie, quelles que soient les actions que j’entreprenne, que ferais-je ? (une autre manière d’annuler le facteur “argent” dans l’équation “que vais-je faire de ma vie”)
Si vous êtes sûrs de ce que vous voulez vraiment faire, la réponse à la deuxième question devrait être la même que la réponse à la première. Il y aurait peut-être des différences d’échelles, car l’argent permet de faire les choses mieux, plus rapidement et à plus grande échelle, mais l’essence de l’activité devrait être la même.
Si j’étais certain d’être pauvre toute ma vie, je me concentrerai aussi (et d’autant plus) sur les trois points cités plus haut.
Oui, mais qu’en est-il de ceux qui ne savent pas ce qu’ils voudraient faire ?
Et oui, pour beaucoup, ne pas avoir besoin de travailler pour l’argent reviendrai à faire face à un vide…Que faire de ses journées quand on n’a pas besoin d’aller à un job ?
Si on ne sait pas ce que l’on voudrait faire, alors c’est probablement qu’il nous faut du temps pour chercher (fort en logique n’est-ce pas
). Si on a l’intention honnête de chercher, c’est équivalent à avoir déjà trouvé ce qu’on veut faire, car dans les deux cas ça permet d’avancer dans la bonne direction.
Peut-être que maintenant tout de suite, si vous étiez certains d’être riche toute votre vie, la première chose que vous feriez serait de partir en vacances ou de faire des choses extravagantes comme si vous aviez gagné au loto. Super, c’est sûrement une phase par laquelle il est nécessaire de passer pour décompresser et faire le vide.
Après un an de voyages, vous auriez sûrement envie de commencer à faire quelque chose de constructif qui vous fasse vous sentir bien ou vous rende utile.
Peut-être même que vous trouveriez plusieurs passions et non une seule, pourquoi pas.
Et l’ambition dans tout ça ?
Si on n’avait plus de besoin d’argent, que ferions-nous de l’ambition et du plaisir de réussir ?
Ce sont des choses tout à fait légitimes, surtout pour ceux qui ont un tempérament de “chasseur” et qui aiment la compétition.
Pour ma part je pense qu’on peut toujours avoir de l’ambition, même si on a pas besoin de travailler pour l’argent. Il est toujours possible de s’épanouir dans la compétition et les challenges, mais en voyant grand pour les autres et non pour soi. En cherchant à avoir de l’impact sur son environnement.
Je suis sûr que des gens connus comme Luther King ou Gandhi devaient avoir certaine forme d’ambition, pourtant il ne semble pas qu’ils agissaient pour l’argent.
Donc, si on n’a pas besoin de “voir grand” pour soi en terme de carrière et d’argent, on peut toujours voir grand en terme d’impact sur le monde…
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Commentaires
Je pense que l’ambition et une de mes qualités préféré.
Toutes mes réflexions actuelles tournent autour de ça. Tout les matins quand je me lève je vois mon schéma avec la liste des activités dans laquelle je souhaite me concentrer. C’est pour ça que je me fabrique et me renseigne sur les fondamentaux à acquérir dans ces activités.
Et non en effet pour moi ce n’est (presque pas) une histoire d’argent.
Et ce que je veux c’est profiter de ma jeunesse selon mes critères.
Puis me trouver une femme et une maison.
Élever un fils.
Voyager, ramer, …
Merci Alban pour ce billet!
Je te félicite pour ton contenu! Tu as du potentiel pour aider les autres…Pour moi, c’est en effet important de “faire une différence et laisser la marque de mon passage” dans la vie. c’est une ambition élevée, mais orientée par des valeurs altruistes, d’ouverture, de leadership (”être un exemple et servir de support pour entraîner”) et d’amour des autres…
A bientôt, et encore excellente année 2009 : tes rêves vont se réaliser!!
Denis
@Alban
Oui tu as raison, parfois on ferais mieux de regarder dans le dictionnaire des mots qui ont un sens qui nous parait évident comme: Ambition, Pouvoir.
Ils ne sont ni blancs, ni noirs.On se fie trop souvent aux connotations.
Excellent article!!
C’est vrai que beaucoup courent après l’argent ou la reconnaissance sociale quand ils choisissent un métier. (Enfin, quand ils ont la chance de pouvoir choisir. Car dans certaines régions du monde, l’esclavagisme existe encore.)
Pour certains, c’est parce qu’ils sont entrainés par la pression sociale et ne se pose pas de question qu’ils occupent un poste qui ne leur correspond pas vraiment. De peur de quitter leur zone de confort.
Pour d’autres, c’est ne pas savoir pourquoi ils sont fait que quitter les chemins battus n’est pas facile.
Personnellement, a certaine période j’aime faire ceci, à d’autre cela. Entre les deux, mon coeur balance est je ne sais quoi choisir. Et puis, je l’avoue j’ai peur. Je ne sais pas ce qui m’anime vraiment.
A vrai dire, au fond de moi, si je m’écoutais, j’aimerai comme beaucoup ne pas travailler du tout.
Avoir une maison petite mais bien faite en province, si possible pas trop loin de la mer.
Rester tranquilou chez moi : faire des choses de mes mains, créer, m’occuper de ma famille et de mes amis.
Tenir un gite ou un salon de thé.
Tout ceci est d’ambition très modeste et je ne sais pas si je sauterais le pas un jour. Pour le moment, sauter le pas, me fait un peu peur. Alors en attendant, j’exerce un métier qui me correspond au niveau des valeurs, avec un rythme de travail plutôt relax.
[...] Alban de Gooooalz se concentre sur l’impact qu’il peut laisser en n’ayant plus à se soucier de l’argent. Il souligne très justement la “soumission librement consentie” dont font preuve beaucoup de personnes en allant travailler malgrès eux. [...]
salut, il y a des situations ou tu n’as pas vraiment beaucoup de choix possible, bosser même dans un job qui ne te correspond pas est un moyen de vivre dignement. On peut toujours trouver un sens noble a ce que l’on fait, et surtout ne pas être fier d’un travail peu valorisant humainement. L’homme se forge dans la lutte, depuis toujours, j’ai tout un tas de passions, pas besoin de bosser pour remplir mes journées, mais mon taf me permet d’accéder a ces passions couteuses…



Superbe article dans la lignée de ceux qui me font me poser des questions !
C’est rare de nos jours et ca fait du bien.
Je ne crois pas que je puisse répondre tout à fait exactement maintenant, je pense que ce projet de vie ca se reflechit un peu plus longtemps, mais là ce qui me vient c’est :
Je pense pour ma part après avoir fait un tour du monde, j’organiserai des festivals, je passerai mon PPL (brevet de pilote), je ferai du cinéma et j’essaierai de rencontrer le plus de “grands de ce monde”(politique / arts / leader d’opinion) possible.
Un grand pour moi c’est pas forcement un chef d’etat, j’aimerai beaucoup rencontrer par exemple Quentin Tarentino.